Un certain regard ...

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Petit bouquet de fleurs blanches à l'aquarelle

Mardi 11 avril 2017 :  réalisation d'un petit bouquet de fleurs blanches à l'aquarelle. (Pas à pas dans la catégorie  Tutos )

 

 

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11/04/2017
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PETIT BOUQUET DE SERINGA, MUGUET ET FLEURS DE LILAS

11/04/2017  Petit bouquet de seringa, muguet et fleurs de lilas

 

Dimanche 11 avril, une copine m'a offert un petit bouquet de son jardin avec une branche de lilas , une de seringa et une de muguet.  Une petite merveille qui m'a redonné envie de faire de l'aquarelle. 

 

Voici la photo du bouquet , sans la branche de lilas que j'ai replacée après avoir tiré la photo.

 

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VOICI LES ETAPES DE REALISATION :

 

Après avoir fait le dessin à vue, avec assez de précision surtout pour les fleurs, passage de la gomme à masquer sur les fleurs de muguet et les bords des fleurs de seringa.

Réalisation ensuite du feuillage avec deux verts différents.

 

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 Ajout des nervures sur les feuilles et de l'ombre sous le vase. 

Réalisation du fond avec de l'orange et du jaune très dilués


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Début des fleurs blanches de seringa avec du gris de Paine et un peu de vert pour donner le volume. 


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Mise en place du plan horizontal avec du rouge et de l'orange et renforcement des contrastes autour les feuilles .


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Enlèvement de la gomme à masquer et ajout de plus de couleurs rouge et orange dans le fond pour  que les fleurs de muguet se voient mieux.


petit bouquet 5 reduc signe 2 fois.jpg

 

 Et voilà l'aquarelle est terminée !!!  

 


11/04/2017
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Le MAP : mouvement d’art populaire en 1973

MÉMOIRE DE MA VIE ARTISTE (suite  16/02/2016)

 

 

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Le MAP : mouvement d’art populaire en  1973

 

 

Durant la dernière année passée au lycée du Mas de Tesse à Montpellier, je désirais  le samedi et le dimanche m’occuper à dessiner car  c'était la seule chose qui me passionnait. A Béziers il y avait le M.A.P, ( Mouvement d'art populaire) une association d’art dirigé par Henry Lauze, je me suis inscrite.

L’atelier, car ce n’était pas à proprement dit  des cours, avait pour objectifs de nous  apprendre à nous libérer du souci de faire un "beau  travail" et  un  "dessin juste" par l'observation, contrairement à l’école des beaux arts.  La  maîtrise des formes devait passer par la gestuelle. L’observation faisait place  à l’expression du ressentit et à l’interprétation. Un travail très difficile pour moi qui avait une bonne base en dessin et qui avait un souci énorme de bien représenter ce que je voyais. Cette année fut tout de même très riche en apprentissage car j’ai appris à voir autrement et à traduire l’essentiel de ce que je voyais.

 

J’ai commencé là un travail de « lignes à la gouache » qui durera au delà des séances du MAP. Ce travail était un mélange de figuratif et d’abstrait. L’association d’un motif figuratif avec des éléments purement abstraits  est revenue très souvent dans mon travail. Nous le verrons plus tard.

 

 Pour la première fois j’ai exposé mon travail dans une exposition collective du MAP. C’était très gratifiant pour moi, et tout ce que j’entreprenais dans le domaine de l’art m’apportait de la joie, mais surtout la certitude que je devais diriger mon avenir dans cette discipline !! Ou, comment ???  L’avenir le dira !!!

 

 

 

1ère exposition collective : septembre 1973… les éloges sur mon travail m’ont encouragée : 

 

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18/02/2016
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Nouveau stylos à bille : Claudia Paz débuté hier

Nouveau stylos à bille : Claudia Paz débuté hier   17/02/2016   

 

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Claudia Paz y Paz, née vers 1967, est une magistrate guatémaltèque. Elle est la Procureur général du Guatemala (en), poste qu'elle occupe depuis 2010. Elle est la première femme à obtenir cette responsabilité dans le pays.

Experte en droit pénal, Paz y Paz est notamment connue pour son travail dans la lutte contre la criminalité organisée, la corruption et les violations des droits de l'homme.

En 2012, Forbes a nommé Paz y Paz l'une des « cinq femmes les plus puissantes pour changer le monde »1. Elle a également été considérée comme un des principaux candidats pour le prix Nobel de la paix 2013  (Information prise sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claudia_Paz_y_Paz )


18/02/2016
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INTERVIEW DE CHRISTINE SOURGINS PAR LE ROUGE ET LE NOIR

Historienne de l’art et auteur des Mirages de l’art contemporainChristine Sourgins a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir   (http://www.lerougeetlenoir.org/ )    dans le cadre de notre controverse sur l’art contemporain.

 

R&N : Qu’est-ce que l’art contemporain ?

Christine Sourgins : Le terme “art contemporain” est piégé : il n’est pas l’art de tous nos contemporains mais seulement d’une partie de l’art d’aujourd’hui qui se prétend la totalité de l’art vivant. Ce label désigne en fait l’esthétique dominante, qui règne dans les médias, sur le grand marché de l’art ou au Ministère de la culture qui l’a promu art officiel. Nous vivons donc, ce que le grand public ignore, avec deux définitions de l’Art, irréductibles l‘une à l‘autre. La première nous est traditionnelle, spontanée, la beauté y est centrale. L’autre a été inventée par Duchamp vers 1913 avec les ready-made comme la roue de bicyclette ou le célèbre urinoir : un objet détourné de sa fonction utilitaire devient œuvre d’art par la volonté de l’artiste. A partir de là on décrète plutôt qu’on ne crée. Le travail des formes, celui de la « main pensante » devient secondaire : l’artiste est d’abord un intellectuel « qui crée une pensée nouvelle » pour cet objet qu’il s’approprie. Ce qui compte, ce n’est plus l’objet exposé mais le projet qui est derrière… l’art devient « conceptuel » ou conceptualisant », c’est l’art dit contemporain que je préfère nommer AC pour sortir de toute ambiguïté.

 

R&N : L’art contemporain s’est-il affranchi du Beau ?

Christine Sourgins : Oui, dans la mesure où la Beauté n’est plus son point de visée, où elle est même souvent disqualifiée voire haïe comme séduction primaire, vain jeu formel, opium réservée à la consommation, car ce qui compte dans l’AC, c’est le concept, l’idée, l’intention. Mais la Beauté peut encore être utilisée par l’AC si elle permet de tendre un piège au regardeur. Il faut toujours se rappeler l’aveu de Koons : « l’art est la faculté de manipuler les gens ». Ainsi le Piss Christ de Serrano est une jolie photo avec une belle lumière orangée étoilée de petites bulles. Tout cela à l’air sympathique mais le cartel de l’œuvre donne sa composition : un crucifix plongé dans de l’urine… « Professeur suicide » est une œuvre vidéo où l’on entend la belle musique de Haydn contrainte d‘exalter le suicide expliqué, ou plutôt banalisé, auprès d’un public enfantin…etc.

 

R&N : Plug Anal place Vendôme, Vagin de la Reine à Versailles, Expo pédo-porno à Marseille. On a l’impression que l’art contemporain cherche la polémique pour exister. Est-ce le cas ?

Christine Sourgins : Oui, la provocation fait partie de l’ADN de l’AC car à partir du moment où celui-ci refuse l’exaltation que procure la Beauté qu’il a bien fallu la remplacer par autre chose. Ce produit de remplacement c’est la transgression qui enivre de délices les uns et étrangle d’indignation les autres. La polémique qui en résulte est nécessaire à la construction de la valeur financière de l’AC. C’est pourquoi une « bonne » œuvre d’AC doit faire réagir car cela déclenche l’intervention des médias qui lui donne de la visibilité, comme à l’artiste, au collectionneur qui la possède, à la Galerie qui la promeut, au théoricien qui commente etc. Cette visibilité sera convertie en un prix faramineux lors d’une prochaine vente aux enchères.

 

R&N : Toute provocation devient-elle désormais une“"œuvre d’art” contemporaine ?

Christine Sourgins : Dans mon livre « Les mirages de l’Art contemporain », j’ai défini l’AC comme « une transgression de l’art devenu un art de la transgression » . … Il y a toujours eu un peu de transgression ou du scandale dans l’art mais pas autant qu’on voudrait nous le faire croire : transgression et scandale sont loin d’être les marqueurs de la qualité d’une œuvre. Ainsi, le retable de l’Agneau mystique de Van Eyck est reconnu d’emblée comme chef d’œuvre, sans passer par la case scandale ou transgression. Le problème, avec l’AC, est que nous n’avons pas une œuvre d’art plus une transgression ou d’un scandale chargé d’attirer l’attention sur elle mais c’est le scandale ou la transgression qui, à eux seuls ou principalement, prétendent au statut d’œuvre d’art ! Comme cette œuvre qui consiste en un simple crochet de suspension…cette autre qui propose de payer un artiste pour cesser de créer etc. L’œuvre d’AC peut être vide, éphémère, dégoutante, elle n’est que prétexte à perturber, semer le trouble, inquiéter, ce qui devient, traduit en termes d’AC : « interroger son temps », « faire réfléchir le public » etc. Je n’ai rien contre des activités conceptuelles qui seraient une vraie contestation, une subversion fondée ; au lieu de cela, nous assistons à des œuvres qui participent à ce qu’elles dénoncent (comme cet artiste qui a fait creuser des trous en plein soleil à des clandestins, avec pour discours :« j’exploite ceux qui sont exploités pour dénoncer l’exploitation » ). Mais attention,toute provocation (et cela va loin, jusqu’à la cuisine de fœtus humain par des artistes chinois) ne sera de l’AC qui si, et seulement si, un réseau d’AC la promeut, tout seul vous ne pouvez rien.

 

R&N : « Il vaut mieux s’adresser à des hommes de génie sans la foi qu’à des croyants sans talent » déclarait le père Couturier. Que pensez-vous de l’approche de l’Église face à l’art contemporain ?

Christine Sourgins : Le bon sens serait de tenter de s’adresser à des artistes qui ont et la foi et le génie. Mais encore faut-il faire l’effort de les chercher, de les aider : s’en remettre aux gloires du moment peut être une paresse. En tout cas, la phrase de Couturier était jouable dans une société qui avait encore de beaux restes chrétiens. Mais aujourd’hui ? Les actuels « génies » sont cooptés par des réseaux financiers ! L’Église, après l’époque du père Couturier, a perdu le contact avec l’art ; quand elle a voulu renouer avec lui, elle s’est trouvée face à l’AC mais elle se croit toujours au bon temps de l’Art moderne, quand Matisse à la question « croyez-vous en Dieu » répondait « Oui, quand je peins ! ». L’Église n’a pas perçu le schisme duchampien, les pratiques conceptuelles. Beaucoup de chrétiens sont d’une indécrottable naïveté, ils se refusent (par bonté d’âme, croient-ils) à imaginer qu’on puisse les manipuler : un Pape Jean-Paul II écrasé par une météorite (autant dire que, dans cette œuvre de Cattelan, le Ciel désavoue le souverain-pontife) devient pour eux le signe d’une délicate attention de l’AC à leur égard (inutile de dire qu’en face, on rigole !). Ces chrétiens, qui ont la larme à l’œil et les bras ouverts pour accueillir tout et n’importe quoi (en lieu et place de ce que leur demande le Christ : témoigner de leur foi et pas des divagations des autres) ont oublié que s’il y a des erreurs par excès de fermeture, il y en a tout autant par excès d’ouverture. Leur attitude, s’aligner sur le courant dominant pour montrer qu’on est « moderne », rejoint aussi le confort intellectuel …mais c’est ainsi que le christianisme perd son sel…Aude de Kerros a décortiqué tous ces enjeux dans son livre « Sacré Art contemporain ».

 

R&N : L’art contemporain est-il élitiste ? Comment expliquer la fracture entre le milieu artistique et le peuple ?

Christine Sourgins : Il ne s’agit pas d’une opposition entre une élite cultivée et un peuple ignare. En réalité, ces jouets pour milliardaires que sont les œuvres d’AC sont achetés par de nouveaux riches très peu cultivés : s’il y a élite, c’est uniquement une élite financière. Le peuple n’est pas ignare mais simplement attaché à la définition première de l’Art, centrée sur la Beauté. Mais comme nous sommes (où nous devrions être) en démocratie cette élite là a besoin d’une caution populaire. D’où de multiples stratégies pour imposer l’AC partout, dans le patrimoine, les écoles (artistes en résidence etc). Car, en France, le contribuable paye une bonne partie du système….

R&N : Quels sont les liens entre art contemporain et finance ?

Christine Sourgins : L’art d’essence duchampienne est une spéculation intellectuelle qui a débouché sur une spéculation financière. On comprend pourquoi : une œuvre conceptuelle n’a souvent pas de valeur (esthétique) interne, elle est donc libre pour recevoir la valeur financière que le réseau a décidé qu’elle ait. En plus certaines « installations » ou « performances » sont éphémères ou démontables, tout cela franchit les frontières sous forme de protocole ou de mode d’emploi, donc se mondialise facilement. L’AC peut fonctionner comme une planche à billets au sein de l’élite financière dominante ; il peut servir à des opérations de blanchiment, à payer de discrets pots de vin, à défiscaliser etc. Collectionner l’AC à haut niveau, c’est entrer dans un club fermé, avoir l’occasion de rencontrer, lors de foires d’AC ou de vernissages, le gratin économique.L’AC est aussi un lieu de convivialité où l’on peut, entre soi, faire des affaires…D’où l’adjectif « arty » qui qualifie ce style de vie, entre « art » et « sexy »…

 

R&N : Comment critiquer l’art contemporain sans être immédiatement classé comme fasciste, réactionnaire, passéiste ou coincé ?

Christine Sourgins : Il faut agir sans acrimonie, avec réflexion et arguments, une pointe d’humour est bienvenue : s’énerver, injurier ne sert à rien bien, bien au contraire. L’AC attend ce genre de réaction bilieuse pour se présenter en martyr des obscurantistes. L’aspect financier est en général un argument qui porte en ces temps de crise financière. Que le contribuable soit contraint de financer un seul courant d’art, dans la plus parfaite négation de la diversité culturelle et dans une opacité totale, paraît impensable dans une démocratie. Et pourtant, notre bureaucratie culturelle se permet de disposer de l’argent du contribuable sans dire qui décide d’acheter quoi, à qui, par quels intermédiaires, et à quel prix…Les étiquettes de « fachos » « réacs » qui volent à la moindre critique contre l’AC prouvent que ses tenants n’ont pas beaucoup d’arguments pour chercher ainsi à disqualifier leurs contradicteurs. Il me semble que le public s’en aperçoit de plus en plus.



R&N : Que pensez-vous du dirigisme culturel français ?

Christine Sourgins : Il a exclu du marché de l’art et même (pour l’instant) de l’histoire de l’Art, une grande partie des artistes français qui sont pourtant bel et bien nos contemporains, eux aussi. Mais comme ils ne sont pas contemporains dans la lignée conceptualo-duchampienne, ceux qui œuvrent encore en cherchant et le sens et le Beau, avec un pinceau ou un burin, tous ceux-là se retrouvent dans les oubliettes, au RSA. Mélangés (et donc discrédités) avec les amateurs avec qui ils sont contraints de partager les maigres circuits de monstration. L’ État, c’est une particularité française, au lieu d’être garant d’un pluralisme, se mêle de tout, il a même inventé des « inspecteurs à la création artistique » et, sous couvert d’action publique, favorise des intérêts ou des réseaux particuliers : le fonctionnaire s’est allié au spéculateur …

 


17/02/2016
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L’école des beaux arts de Béziers. De 1969 à 1970

L’école des beaux arts de Béziers. De 1969 à 1970

 

Pendant que je faisais mes études secondaires au Lycée  Paul Riquet de la 6ème à la 3ème,   je passais  mes jeudis et mes samedis matin aux beaux arts  de Béziers. L’enseignement était tout à fait différent du circuit scolaire. Il était basé sur la copie de plâtre et sur l’apprentissage  du dessin d’imagination, du dessin décoratif, de la peinture, et du modelage. Le professeur et directeur de l’école, était maître Martin Pierre Marull, peintre et graveur. Il avait été meilleur ouvrier de France en gravure   au 6ème concours dans les années 1939/1949, ce qui le prédisposé à nous enseigner le dessin de manière très technique  et très juste. L’observation des formes, des proportions et du volume était la base de son enseignement ; je garde de cette période un gout immodéré pour le dessin et les détails.

 

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Les premiers dessins, copie de plâtre au fusain, je me demande si cette formation existe encore ! Elle permettait de développer un sens aigu de l’observation.  

 

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Ensuite après avoir maîtrisé le dessin à vue au fusain, on passait à la technique des crayons « conte » à double valeur (noir et blanc) sur papier couleur. Observation surtout des lumières et des ombres après avoir acquit celle des formes et des proportions au fusain.

 

 

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Quelques  articles de journaux de l’époque !!!

 

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Photo de gauche :

 La petite brune à droite,  au sourire radieux, c’est moi !!!!

Photo de droite : 

Mon professeur, Maître Martin Pierre Marull. Un homme de talent et d’une humilité exemplaire.

Il avait été meilleur ouvrier de France en gravure, il avait reçu le grand prix d’honneur de Florence en gravure ,  il était lauréat des arts, sciences  et lettres de Paris  et chevalier de la légion d’honneur. En ces temps là ,les diplômes avait  beaucoup de valeur. 

 

 

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Mes diplômes : gardés précieusement. A cette époque, les diplômes étaient un gage de compétence. De nos jours, je vous l’expliquerai plus tard, lorsque je parlerais de mes études en fac,  ce n’est plus la même chose. Mais c’est une autre histoire …….

 

Articles de journaux sur les résultats de l'école :

 

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Et mes diplômes : 

1969


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  • 1969 : Médaille de vermeil 1er prix,   cours de décoration
  • 1969 : Médaille de vermeil 1er prix,   cours supérieur  de dessin

 

 

1970 :

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  • Médaille de vermeil (1970)        Cours supérieur de décoration
  • Prix d’excellence, 1er prix de dessin, peinture, décoration (1970)
  • Médaille de vermeil 1er prix  Cours supérieur de peinture (1970)

 

 

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08/01/2016
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Cartes de voeux

Vous avez bien des petits bouts de papier cadeau qui trainent dans la maison !!! 

 

Je suis effarée de voir le prix des cartes de vœux dans les magasins. De  5 à 10 euros pour des cartes un peu originales. Ne tombez pas dans le panneau, fabriquez vous même vos cartes si vous en envoyez. Même si vous ne savez pas dessiner, il suffit d'un peu de papier de couleurs, du papier cadeau à motifs et l’affaire est dans le sac. Le motif collé, ici le bouquet de fleur, peut être différent, c’est l’unique papier cadeau que j’avais. La seule  feuille qu’il faut acheter c’est la  feuille cartonnée de la couleur de votre choix, que vous découpez  format carte postale. Vous pouvez aussi utiliser des bouts de cartons fin. Avec de la colle et des ciseaux voilà ce que ça donne !!!  

 

 

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04/01/2016
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1970 à 1973, Etude secondaire en arts plasques à Montpellier

25/12/15

 

MEMOIRE DE MA VIE D’ARTISTE suite

 

 1970 / 1973   Suite de mon parcours artistique le lycée au mas de Tesse, à l’école des beaux arts de Béziers et au mouvement d’art populaire de Béziers

 Je vais faire trois paragraphes et expliquer pourquoi ces trois formations.

 

Lycée du Mas de Tesse : étude secondaire en vue de l’obtention du bac philo arts plastiques, classe A3 à l’époque

J’entre donc en 1970 au lycée du Mas de Tesse à Montpellier pour suivre la formation qui doit me mener au  bac philosophie arts plastiques  au bout des trois ans. Nous avions le programme des littéraires mais en plus trois heures de dessin et trois heures d’histoire de l’art pas semaine. Le recrutement était régional et sur les 5 régions  seulement 30 élèves avaient été acceptées. Béziers se situant à  74 km de Montpellier, je  suis pensionnaire. Je reviens chez mes parents que le week-end.  Conditions idéales pour bien travailler et passer son temps à dessiner aux heures creuses,   et le jeudi dans la classe de dessin à l’externat. Notre professeur nous avait donné (nous étions 7 copines internes)  un double des  clefs de la classe. Au lieu de sortir certiens dont moi,  passions notre journée à dessiner et peindre en toute liberté. J’apprends durant ces trois années dans cette  classe A3, les bases de la création et des techniques. Je touche à beaucoup de genres, (illustration, création, sculpture, dessin vue, imagination, interprétation, etc…). Je pratique toutes sortes de techniques (dessin, peinture, collage, encre, huile, acrylique, bande-dessinée, sculpture etc…) et bien sur à toutes sortes de matériaux.  L’enseignement etait très scolaire  et dense, mais il me convenait.

Les cours d’histoire de l’art pendant ces trois années  vont me faire connaître de l’antiquité à l’art contemporain une multitude de peintres et de mouvements artistiques, autant en peinture qu’en architecture.  Le bonheur !!!!

 J’avais pour professeur Madame Albarède, un professeur atypique, que je trouvais humaine et très compétente. J’ai eu une relation de confiance et de respect pour son savoir. J’étais pleine d’admiration et d’affection envers elle, ce qui m’a value, de me dépasser et de me  trouver une créativité débordante.

Je me souviens du 1er exercice que j’ai réalisé. Le professeur nous avait demandé de fabriquer   une  bande de papier de  32 cm de large et d’une longueur égale à celle de la classe (8 m environ de collage de papier format 32cm  de large). Il fallait  réaliser un dégradé partant d’une couleur primaire pour arriver en mélangeant les trois couleurs primaires progressivement,  à la couleur primaire du début et ce, en passant par toutes les couleurs possibles. Ce fut un travail de longue haleine mais  très formateur pour connaître le mélange des couleurs. Depuis, je rate très rarement la fabrication d’une couleur que je vois !!! Merci Mme Albarède !!

Il me reste des dessins de cette époque que j’ai gardés précieusement dans mes cartons à dessin. Ils ont la valeur que je leur donne, celle de mon travail, mes découvertes, de mon application et du bonheur d’apprendre. Mes résultats étaient pour moi une récompense mes surtout une reconnaissance de ma passion.

Je vous laisse découvrir ces dessins ainsi que mes résultats scolaires. Je les montre car beaucoup d’artites maintenant , deviennent des  artistes par «  l’opération du saint esprit ». Cela m’agace je le dis carément, car être artiste ce n’est pas pour moi une occupatiion comme une autre. C’est une chose que vous avez en vous, que vous découvrez, que vous developpez  et qui demande beaucoup d’étude et de travail pour se confirmer. C’ est mon point  de vue !!  

 

Au bout des ces trois années, j'obtiens mon baccalauréat philosophie  arts plastiques . Elle est pas belle la vie !!!!!

 

 

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Les dessins réalisés à cette époque

 

 

Quelques feuilles de croquis qui traînent dans mes cartons :

 

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 Et quelques exercices réalisaient durant ces  trois ans : 

 

Sujet : Imaginer un insecte


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Sujet : Copie d'un plâtre

 

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Sujet : Collage avec des feuilles de magazine d'après photo

 

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Sujet : deux versions d'une même nature morte d'imagination

 

DSC00194 500.jpg     nm 1972 500.jpg   

 

 

Sujet : Exprimez le mouvement 'deux versions)

 

mouvement 500.jpg  danseu.jpg

 

Sujet : La rue

 

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Sujet : croquis d'un projet de sculpture, que j'ai réalisé en plâtre mais que je n'ai plus

 

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Et voilà c'est tout ce qu'il me reste  comme dessins, en trois ans nous en avons fait beaucoup plus . Par contre j'ai  un petit croquis que ma soeur a fait de notre professeur Mme Albarère ( ma, soeur jumelle suivait les mêmes études que moi ) C'est tout ce que j'ai de ce merveilleux professeur.

 

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26/12/2015
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Dernier tableau (22/12/2015)

 

 

 

 

 

CHEmin de vignes 500 211115.jpg

 

acrylique sur toile ( 73 x 60)


22/12/2015
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L’art contemporain : une imposture mondiale, un monopole français… Aude de kerros

Article passé sur : http://www.kernews.com/lart-contemporain-une-imposture-mondiale-un-monopole-francais/2718/

 

 

Kernews : Vous commencez votre livre en rappelant que lors de la crise financière et la faillite de Lehman Brothers, tout s’est effondré, sauf l’art contemporain. Ainsi, vous estimez que ce n’est pas de l’art, mais un placement purement financier…

Aude de Kerros : Quand cette affaire intervient en 2008, l’art contemporain a déjà plus de 50 ans, puisque c’est une notion qui apparaît en 1960, pas sous ce nom, et c’est une autre définition de l’art qui surgit tout d’un coup : la définition conceptuelle, celle de Marcel Duchamp. Bien avant la guerre de 14, vous avez une quantité de courants artistiques, qui sont soit classiques, libres, d’avant-garde ou assez politisés, jusqu’aux années 60. Vous avez le courant abstrait, surréaliste, dada, fantastique ou le néoclassicisme… Tous ces courants apportent des choses nouvelles et, vers 1960, pour des raisons complexes, notamment l’usage politique de l’art et de la culture, parce que nous sommes en pleine guerre froide, il y a un courant qui s’impose institutionnellement et financièrement à New York. C’est le courant conceptuel, qui est en rupture totale avec l’Art moderne. Ce n’est plus de l’art, ce n’est plus esthétique. On ne juge plus sur un plan esthétique, mais uniquement sous l’aspect du concept.

Donc, l’art contemporain n’est pas de l’Art moderne. Mais pourquoi n’est-ce pas de l’art ?

Ce n’est pas de l’Art moderne et ce n’est pas de l’art, parce que ce n’est pas un langage esthétique qui prédomine dont le but serait l’accomplissement de ce langage esthétique. L’art, c’est au-delà des mots, c’est un langage particulier, c’est quelque chose qui dit autre chose et d’une autre façon que les mots. Or, le conceptualisme est un courant qui passe d’abord par les mots, et les formes sont un accessoire. On va parler d’une nouvelle avant-garde pendant quelques années, mais, en 1975, pour des raisons politiques, on va appeler art contemporain ce courant conceptuel. De cette façon, tout ce qui ne sera pas conceptuel ne sera plus contemporain. C’est-à-dire que tous les autres courants qui existent encore vont être accusés d’être anachroniques, à l’envers de l’histoire, populistes, fascistes ou de l’ordre de l’artisanat ou de l’art du dimanche… 80% des artistes sont donc complètement déconsidérés. Dans tous les pays du monde, il y avait deux univers : le monde de l’art contemporain, qui est un monde financier et institutionnel, et le monde de l’art qui avait son marché propre. On vivait à côté, sans se gêner. Ce n’était pas le même public, ni le même métier. Seulement, il s’est passé quelque chose de grave en France. Il y a eu une organisation de la direction de l’art au ministère de la Culture par plusieurs grandes institutions et, à ce moment-là, on a installé un art officiel qui est l’art contemporain. Tous les autres courants étant considérés comme complètement dépassés ou non contemporains. C’est le seul pays où cela s’est produit et c’est très grave ! On a stérilisé la place de Paris, qui était pourtant le lieu où les gens du monde entier venaient. Il y avait un public pour tous les courants, il y avait la possibilité d’être consacré, parce qu’il y avait des critiques d’art et de l’intérêt pour cela. Quelqu’un qui arrivait du Japon ou de Chine pouvait être visible. Depuis 1870, l’État s’était retiré de toutes les commissions et de toute influence dans les milieux artistiques, en demandant aux artistes d’être responsables d’eux-mêmes : «On vous offre un Grand Palais pour faire des salons et des expositions, mais nous ne nous mêlerons pas de choisir les artistes qui entreront». Or, dans notre système actuel en France, ce sont des fonctionnaires inspecteurs de la création qui distribuent des subventions, organisent les grands événements, disent ce qui est de l’art ou non, désignent les bons et se permettent aussi de désigner les méchants, en disant que ce sont des gens abominables.

Finalement, vous dénoncez, non pas l’art contemporain, mais l’étatisation de l’art en France…

Exactement. L’art contemporain est fait pour remplir d’autres missions que celles traditionnellement attribuées à l’art. J’explique que ce produit a d’abord évolué de décennie en décennie et, après la chute du mur de Berlin, la globalisation et l’hégémonie américaine, vous avez aussi une globalisation financière et l’art contemporain devient un système et une organisation financière à la fin des années 90. Il est même façonné de façon à devenir un produit financier composite et sécurisé. La valeur se crée artificiellement par un réseau qui décide de la valeur. Ce réseau est solidaire, c’est une entente et un trust. Un certain nombre de très grandes fortunes s’entendent sur le prix à donner à un objet. Le très haut marché, c’est-à-dire les œuvres au-dessus d’un million, est un marché totalement sécurisé puisqu’il est fondé sur un accord qui n’est pas public entre les personnes. En dessous, sur la partie moyenne qui n’arrive pas au million, il y a une spéculation dangereuse : si l’on achète, il faut revendre impérativement au plus vite, parce que le dernier qui ne pourra pas vendre va se retrouver avec une ardoise… C’est la fabrication d’une pyramide de Ponzi contrôlée et gérée. C’est une intelligence qui me fascine, parce que c’est quelque chose qui se fabrique tous les jours un peu mieux, le système se perfectionne à l’infini. Il y a évidemment des sacrifiés dans l’histoire, mais les plus hauts investisseurs dans cette histoire ne font jamais rien seuls, mais en réseau, parce qu’il ne faut jamais collectionner de l’art contemporain seul. L’art contemporain a pu survivre à la crise de 2008, parce qu’il s’est encore amélioré, et il est allé davantage vers un sens monétaire. C’est devenu une liquidité internationale puisque dans la globalisation, un certain nombre de gens font circuler de l’argent de poche sans que les douanes, les banques ou le fisc y mettent le nez…

Couverture Aude de KerosVous évoquez aussi cet art contemporain qui joue un rôle unificateur de l’humanité en conférant à chacun une place égale : chacun donne son avis, tout le monde a raison, tout le monde est artiste… N’est-ce pas aussi dans l’air du temps, où tout le monde est tout : on est écrivain quand on a un blog, cinéaste quand on publie une vidéo sur YouTube, chroniqueur ou éditorialiste quand on émet un avis à la télévision ou sur Internet sur les restaurateurs, les architectes, les décorateurs… Il n’y a plus de hiérarchisation avec des gens qui détiendraient le savoir au-dessus des autres…

Cette idée de hiérarchie est combattue depuis la guerre. C’est même un travail de fond qui a été mené, consistant à donner à chaque personne l’illusion qu’elle a le pouvoir. On a inventé un système politique qui ferait souffrir le moins possible les personnes qui sont obligées d’obéir. On est soumis sans le savoir. Le narcissisme de chaque personne est protégé par un monde d’illusions qui rend la vie plus heureuse que lorsque l’on voit la réalité. Cela dit, un système de ce genre qui évite de souffrir a un inconvénient : c’est qu’il n’est pas vrai ! Peut-on vivre en dehors de la réalité et dans le mensonge ? On ne peut être libre soi-même que si l’on peut choisir et parce que l’on a compris où étaient les possibilités. Tous les jours, les gens sentent que c’est un monde qui s’écroule et qui ressemble beaucoup à l’utopie d’Aldous Huxley. Il y a deux utopies qui expliquent le XXe siècle : celle d’Orwell qui raconte le système soviétique, avec une dictature, et puis Huxley qui présente un mode soft et doux de la dictature. C’est cette dictature que nous vivons tous les jours.

Ce système va-t-il céder ? Vous racontez qu’il s’est déjà effondré après la chute du mur de Berlin et que nous sommes donc dans la période du deuxième art contemporain…

Le premier art contemporain a connu une crise en même temps que la crise boursière. Dans les années 80, il y a eu une immense spéculation individuelle, qui n’était pas faite en réseau, donc il n’y avait pas de possibilité de se rattraper. Quand la bourse est tombée, tout l’art contemporain est tombé aussi, mais pas seulement, c’est l’art dans son ensemble. Dans les années 80, vous aviez deux marchés différents, celui de l’art et celui de l’art contemporain, et les deux fonctionnaient. C’est pour cette raison que je dis que les deux arts peuvent coexister, parce que ce n’est pas le même monde et ce n’est pas la même chose.

Vous dénoncez également cette disparition des mots et du vocabulaire, avec une classification simplifiée, par exemple à travers le terme de peinture, tout ceci pour faciliter ce grand mouvement où tout le monde fait tout et n’importe quoi…

C’est toujours le maintien de l’illusion ! Mais il y a des bons côtés à cela. Aujourd’hui, on prend un crayon et on n’a plus aucun complexe. Il y a un côté thérapeutique de l’art que beaucoup de gens qui ont des ennuis dans leur vie pratiquent. C’est une bonne chose que ce soit accessible au plus grand nombre. Simplement, il ne faut pas que cela empêche ceux qui ont du génie ou un grand talent d’apparaître… Avant, quelqu’un qui avait la passion du dessin pouvait commencer à se former et il pouvait trouver des maîtres. Aujourd’hui, c’est plus difficile. Il faut trouver quelqu’un qui sait pour vous apprendre, car c’est en apprenant que l’on fait des progrès. Aujourd’hui, on trouve difficilement des maîtres et l’on ne se rend même pas compte que l’on peut progresser et se dépasser. On fait cela uniquement pour s’exprimer, en pensant que cela intéressera tout le monde, ce qui est malheureusement faux. Quand ce genre de choses arrive, c’est la fin de la civilisation.

Enfin, la France est dans une situation particulière dans le monde, puisque c’est l’État qui gère l’art et aucune place n’est laissée à d’autres formes d’expression…

C’est un modèle unique au monde qui fait qu’aucun artiste français n’est connu dans le monde, même contemporain, alors que l’État bichonne les artistes contemporains dès la naissance en s’occupant de leurs études et de leurs expositions ! Il y a une pépinière de jeunes artistes contemporains qui sont bichonnés par le ministère et les autres artistes n’existent pas : ils sont obligés d’aller à l’étranger pour avoir des galeries qui les défendent. Je ne dis pas que les galeries françaises ne défendent pas les artistes, pas du tout. Mais elles ont une telle concurrence de l’État, avec tous les médias absorbés par ce système, qu’ils n’ont plus de visibilité. Les artistes qui ne sont pas dans l’art contemporain sont invisibles en France. En France, on nous a enlevé les lieux de consécration, qui sont entre les mains de l’État, et donc la visibilité. Les galeries ne peuvent plus aider les artistes à se faire connaître en raison de la concurrence déloyale de l’État. Ce qui est surprenant, c’est que les élites françaises ignorent totalement que l’État français a pris le pouvoir artistique et culturel il y a 30 ans…


21/12/2015
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